Sunday, July 20th, 2014

rp_téléchargement.jpgJe viens de prendre connaissance d’un article du Point évoquant la future « révolution » de la profession d’avocat. J’ai souri en le lisant car, la révolution dont il est question, nous en parlions, mon associé dans Jureka et moi, il y a déjà près de deux ans (cf. notre article dans le Huffington post évoquant la réalité déjà à l’époque, d’un véritable marché du droit). Hormis le fait que l’auteur de cet article écrive substantiellement moins « à charge » que précédemment, contre les sites internet évoluant dans la sphère juridique sans être dirigé par un « avocat » en titre, j’ai surtout noté avec plaisir que ma comparaison avec l’innovation remarquable de l’Université du Michigan ayant ouvert un master ou le droit et la technologie était enseigné aux futurs avocats, et dont je faisais état sur mon blog dans le magazine Challenges avait été reprise :-). 

Il semble que le futur incubateur à start-up juridique, initiative récente et bien heureuse impulsée par l’Ordre des avocats de Paris ait en effet contacté l’Université du Michigan alimenter les réflexions de son tout aussi récente « laboratoire » à idées dont l’objet est de réfléchir à l’avocat moderne, version web 3.0. L’objectif de ce laboratoire serait, selon l’article, d’émettre des « propositions concrètes » de modifications des textes français applicables à la profession d’avocat, textes dont il est vrai que pour la plupart, ils datent un peu…

Récemment reçu par le ministre du redressement productif et du numérique Arnaud Montebourg à l’occasion de son souhait de réformer l’ensemble des professions règlementées, le Conseil National des Barreaux a indiqué être « en phase d’exploration et de réflexion sur l’exercice du droit à l’ère du numérique » indiquant que « s’agissant des sites commerciaux proposant des prestations juridiques ou des offres d’actions judiciaires collectives en ligne, participation à des avocats à de tels sites ou à d’autres sites de tiers, cette question sera soumise à l’ordre du jour d’une prochaine assemblée générale dès qu’un rapport complet aura été finalisé par les commissions permanentes qui travaillent en interne sur le sujet ».

Parmi les idées proposées, une excellente : l’ouverture du capital des sociétés d’avocats à des sociétés commerciales. Attendons de voir selon quelles modalités cette ouverture se ferait mais sur le papier, l’idée est archi séduisante !! Le premier gros avantage que j’y vois d’emblée est de permettre à des entrepreneurs dirigeants d’entreprises commerciales et des cabinets d’avocats de s’associer pour développer des services complémentaires à l’activité de chacun. Ce mélange de compétence et surtout, les synergies financières qui en résulteraient par le biais notamment de levées de fonds, permettrait – comme nous le soulignions dans notre Tribune parue dans le Huff post et plus récemment dans Challenges – de faire financer des initiatives de création de services à forte valeur ajoutée pour le consommateur de droit autant que pour l’avocat, par des fonds privés et non par des derniers publics.

Idées concrètes nouvelles pour créer de nouvelles opportunités aux avocats ou modification (dans le sens de l’ouverture) des textes applicables pour élargir les spectre des « possibles » en matière d’innovation sur le marché du droit en ligne, tout parait désormais possible.

Quel plaisir !

 

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